Déconfinement : le débranchement progressif des aides aux entreprise

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Déconfinement : le débranchement progressif des aides aux entreprises

À partir du 19 mai, certains secteurs fermés, dont les restaurants, vont rouvrir sous conditions. Les aides de l’État seront adaptées dès le 1er juin.

 

Publié le 11/05/2021 à 11h50

On en sait un peu plus sur le débranchement progressif du « quoi qu’il en coûte » qui va accompagner le déconfinement des secteurs jusqu’à présent fermés ou très impactés de l’économie. Le Parisien a dévoilé, au côté de son interview de Jean Castex, les modalités d’évolution du fonds de solidarité pour les fameux secteurs S1 et S1 bis, c’est-à-dire les bars, les hôtels, le tourisme, l’événementiel, ainsi que les activités liées à la culture et au sport. Il sera maintenu pendant au minimum trois mois en indemnisant la baisse du chiffre d’affaires pour compenser les ouvertures d’abord limitées à une partie des terrasses des cafés et restaurants. L’objectif est que les réouvertures soient rentables, ou au moins que ce ne soit pas plus intéressant de rester fermé.

La prise en charge atteindra 40 % de la perte par rapport au chiffre d’affaires de référence (celui réalisé le même mois en 2019) dès le mois de juin. Puis, avec l’assouplissement espéré des jauges, cette aide baissera à 30 % en juillet et à 20 % en août. Un seuil de 10 % de chiffre d’affaires perdu devrait être requis pour accéder aux aides, précise le quotidien. Ces sommes restent limitées à 20 % du chiffre d’affaires de référence ou 200 000 euros.

Un enjeu majeur

Les cotisations salariales seront un peu moins compensées pour le personnel mobilisé. L’État n’en prendra plus 20 % à sa charge, comme aujourd’hui, mais 15 % à partir de juin.

Quant au chômage partiel, l’aide sera elle aussi adaptée, mais seulement à partir de juillet. Pour les secteurs touchés, un salarié au chômage partiel commencera à coûter à l’entreprise à partir du mois de juillet, avec 15 % de reste à charge, puis 25 % en août.

Pour toutes ces mesures, une clause de revoyure est prévue en août pour suivre leur évolution en fonction de la situation sanitaire.

Le débranchement progressif des aides est un enjeu majeur pour ne pas maintenir trop longtemps des secteurs sous perfusion, tout en évitant une vague de faillites. « Quand on a pris en charge, depuis quasiment un an, la rémunération de millions de salariés, on ne fait pas preuve de précipitation dans l’évolution des aides au risque de mettre en péril cet investissement qu’on a fait », avait souligné la ministre du Travail, Élisabeth Borne, fin avril.

 

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