Mylène BORNE – HPI Talents

Empêcheuse de tourner en rond – Eclairage en management de Vie – Communication inter-personnelle – Supervision.

Observez un manège avec des chevaux de bois, ce magnifique manège qui a traversé le temps, même s’il fonctionne dorénavant avec d’autres genres de moteur.

Observez-vous sur un de ces chevaux. Le manège démarre lentement, puis accélère et ralenti à nouveau pour s’arrêter quelques instants et repartir de plus belle. A force d ’habitude, on peut même prévoir à l’avance son rythme. Il est parfois à l’arrêt, plus longtemps qu’il ne devrait, ou bien sa course s’accélère quand le mécanisme s’affole. Le gouverneur du manège actionne les manettes ou le positionne en pilote automatique, il n’y a pas à s’inquiéter, votre vie est prise en charge.

Observez cette facilité à vous laisser porter par ce mouvement. Il va toujours dans le même sens, c’est rassurant, sa cadence est assez constante, c’est sécurisant. Dans la phase d’accélération, vous vous sentez pousser des ailes ; une musique douce et le rythme qui s’apaise ? et vous voilà aux anges…

Nul besoin de se demander où l’on va, la voie est toute tracée. On peut aussi bien s’accrocher à ses attaches, serrer le manche qui le relie au plafond du manège, pour encore plus de sécurité Bref ! un vrai jeu d’enfant la vie… hum…

Observez-vous sur le cheval du manège … ce cheval vous sied-t-il ? Y trouvez-vous un port altier ? celui du voisin ne serait-il pas plus grand, ne serait-il pas plus brillant ? Qu’à cela ne tienne, vous pourrez changer de cheval au prochain arrêt, si personne ne vous « vole » la place avant. Mais il faudra user de subterfuges car il n’y a pas de la place pour tout le monde sur ce manège, en plus, les places sont chères. Engager des stratégies, émettre mille hypothèses, etc… Pendant que vous refaites le monde, où est votre plaisir à sentir cette brise sur votre visage ? car soyons honnête, seule la brise qu’occasionne le mouvement du manège est vraiment à connaitre. Elle donne une impression de liberté, c’est mieux que rien.

Observez-vous sur le cheval du manège… votre périmètre est circonscrit n’est-ce pas ? quelle est votre position par rapport au sol, à la terre ? ne seriez-vous pas quasiment statique ? avez-vous beaucoup de marge de manœuvre ? Ce manège ne tournerait-il pas en plus en rond par hasard ?

Certains me diront : « je vais stopper, bloquer le sens de ce manège ! Je ne fais pas comme les autres, moi ! » Certains seront appelés des contestataires, d’autres des rebelles mais le fait est qu’ils sont toujours sur le manège. Une autre espèce de « contre-senseurs » se nomme les atypiques. Ces derniers perçoivent profondément ce non-sens d’aller toujours dans le même sens, ils voient plein de chemins de traverse, ils voudraient bien sortir de ce manège mais à quoi bon crier aux autres qu’il y a certainement une autre solution ? On ne va pas faire tourner le manège dans l’autre sens !!! diront les « senseurs » ! Alors, pour être acceptés par les « senseurs », les atypiques contre-senseurs, qui ne sont pas majoritaires car ils ne constituant peu ou prou que 20 % de la population des bipèdes, vont perdre leur âme, en échange d’un peu de reconnaissance. Ils vont suivre ce mouvement de rotation imposé, et ce, dès leur plus jeune âge. Ils y mettront même tout leur cœur et, toute leur énergie, cette énergie idéale à exploiter pour ceux qui utilisent le gouvernail du manège, car il faut bien que des gouverneurs tiennent les « rênes » de ce manège. Les atypiques épuiseront leur énergie à aller à contre sens pour tenter de se respecter, tout en continuant à alimenter plus que de nature le sens commun.

Tout cela n’a pas de sens me dire-vous ? Sauf à descendre du manège… « vmais on a payé cher pour y monter sur ce manège ! il est quand même attrayant, notre égo adore ! ».

Ce n’est souvent que lorsqu’il tourne beaucoup trop vite et que l’on en est éjecté en y voyant 36 chandelles que l’on arrive à s’en extraire… la souffrance… meilleur moyen de l’être humain pour dire STOP !

Je vous le dis, on peut arrêter de tourner en rond, d’autres voies existent. Cela n’implique pas que l’on devienne ermite ou Robinson. Monter subrepticement sur le manège est toujours possible, mais en pleine conscience, volontairement. C’est peut-être ça la Liberté ?

Cela demande d’être prêt à enfourcher une nouvelle monture, sauvage celle-là, car les chevaux hors du manège sont à apprivoiser… C’est aussi pour cela qu’il est difficile de sortir du manège… ce pur – sang va faire rejaillir nos peurs… comment l’apprivoiser alors qu’il n’a même pas de harnais ? Après les peurs, les fausses croyances « je n’y arriverai jamais !! à quoi bon ? ». Et puis autour du manège il y a des marécages ? des sables mouvants ? il ne faut pas craindre pour son costume … il n’y a bien que les enfants qui sont capables de se salir… ne leur dit-on pas souvent « tu as fini ton manège ??? ».

Une fois ce chaos de l’égo dépassé, je vous le dis, ce cheval apprivoisé mais pas domestiqué est un bonheur à chevaucher. Il hume l’air, puis va dans le seul sens qui soit pour son cavalier ou sa cavalière, celui de son âme enfin retrouvée.

Je vous l’assure ! l’herbe est vraiment plus verte ailleurs que sur le manège ! Pas besoin d’attendre de mourir pour savoir s’il y a une vie après la vie 😊.

Mylène BORNE, empêcheuse de tourner en rond …

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