Qui n’a pas eu peur au moins une fois dans sa vie ?

« Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre.  » Nelson MANDELA

Qui n’a pas eu peur au moins une fois dans sa vie ?

La peur est à la fois notre allié et notre adversaire.

Elle est notre alliée lorsqu’elle nous prévient d’un danger proche afin de nous protéger.

Elle devient notre adversaire lorsque ce danger prend des formes imaginaires dans notre esprit, créant de l’angoisse et de l’anxiété.

Dans ce cas là nos peurs prennent le pas sur la réalité. Elles nous affaiblissent, elles minent notre énergie et elles obscurcissent notre esprit.

La plupart des peurs que nous ressentons, nous ramènent à cet état d’enfance où nous nous sentions impuissants à résoudre des situations compliquées, où nous avions l’impression d’être pieds et poings liés.

Or souvent la peur est illusoire. Elle nous mène à construire des scénarios intérieurs qui ont peu à voir avec la réalité et beaucoup avec notre passé. Elle nous pousse à épouser la peur des autres quitte à nous limiter dans nos possibilités d’expansion, dans notre liberté d’être et d’expression.

Nos peurs font écho à des croyances limitantes, issues de l’enfance qui conditionnent nos comportements. De manière inconsciente nous agissons tous les jours, en pilotage automatique, de façon à mettre en place les circonstances qui vont donner raison à nos croyances.

D’abord qu’est-ce que c’est qu’une croyance ?

Selon la définition c’est le fait de croire, c’est-à-dire de tenir quelque chose pour véritable ou réelle, d’être persuadé ou intimement convaincu que cette chose est vraie ou qu’elle existe.

Lorsque nos croyances sont limitantes, elles causent en nous des conflits intérieurs et créent des auto-sabotages qui nous éloignent de notre bonheur.

Je vais vous donner un exemple :

Un homme qui a souffert de la blessure de trahison peut développer en lui la croyance plus ou moins consciente que la plupart des femmes sont peu fiables. De ce fait il peut inconsciemment alimenter sa peur de la trahison par l’interprétation des paroles, faits et gestes des prochaines femmes avec qui il aimerait développer une relation amoureuse. Ces interprétations risquent de conditionner son comportement, de l’amener à fermer son cœur à l’amour véritable, en se fermant à toute vulnérabilité, en exigeant des preuves d’attachement et de soumission ou en papillonnant.

C’est pourquoi il est si important pour chacun d’entre nous de prendre conscience de nos peurs et des croyances qui y sont attachées.

De même qu’il est crucial de chercher de quelle manière nous pouvons transformer nos peurs en amour et en compassion afin d’acquérir cette force dont faisait preuve Nelson Mandela, une force que rien ni personne ne peut affaiblir.

L’exercice que je me propose de partager avec vous aujourd’hui est un exercice de pur coaching qui consiste à faire face à votre peur en l’examinant avec une prise de hauteur, comme on examine un phénomène. Pour cet exercice vous avez besoin d’être au calme, dans un endroit où personne ne peut vous déranger, de vous munir d’un stylo et d’une feuille de papier afin de répondre à une série de questions.

La première chose que je vais vous demander c’est de respirer afin de vous détendre. Vous allez inspirer et expirer longuement, profondément, trois fois de suite, de façon à vous défaire progressivement de vos tensions.

Ensuite je vous invite à répondre à cette série de questions de la façon la plus immédiate possible en vous disant que tout ce qui vous vient à l’esprit est légitime et acceptable puisqu’il s’agit de vous.

Question 1 : quelle est votre peur la plus profonde actuellement ?

Question 2 : Si vous deviez mesurer l’intensité de cette peur sur une échelle de 1 à 10, quel serait son niveau d’intensité ?

Question 3 : De quelles sensations cette peur s’accompagne-t-elle ? Où se situent ces sensations dans le corps ? Si vous prenez le temps de respirer tranquillement tout en restant simplement au contact de ces sensations, ces sensations se déplacent-elles dans le corps progressivement ? S’atténuent-elles ?

Question 4 : Quels sont les images ou les mots qui vous viennent à l’esprit lorsque vous éprouvez cette peur ? Ces images et ses mots sont ils en lien avec votre passé ou celui de votre famille (les peurs sont aussi transmises de génération en génération) ?

Question 5 : Quelles sont les idées négatives répétitives que vous produisez en lien avec cette peur ?

Question 6 : Quels sont les problèmes et les blocages que cette peur occasionne dans votre vie ?

Question 7 : Comment vous sentiriez vous si vous n’aviez plus cette peur ?

Question 8 : Comment se déroulerait votre vie si vous n’aviez plus cette peur ?

Question 9 : que je vous conseille de poser à votre subconscient avant de vous apprêter à dormir – Quels sont les moyens et les ressources à mettre en route pour aborder cette peur de manière plus équilibrée et pour la transformer durablement ?

Prenez à trois grandes inspirations et expirations et posez-vous tranquillement. Félicitations ! Vous avez réussi à tenir votre peur à distance tout en l’étudiant. La connaître, va vous permettre de mettre en place des stratégies de transformation.

Si vous n’arrivez pas tout de suite à répondre à toutes ces questions ne vous en faites pas. Vous pourrez les relire avant d’entrer dans le sommeil et demander à votre cerveau de vous fournir les réponses dans les heures et les jours qui vont suivre cet exercice. Votre cerveau est puissant et il va s’employer à ce que vous trouviez ces réponses facilement et rapidement. Ces réponses vont vous permettre de trouver des solutions pour vous affranchir de votre peur progressivement.

Comme le sujet des peurs est vaste et en même temps essentiel pour mieux vous comprendre et aller mieux dans votre vie, une prochaine fois je vous partagerai un exercice issu des thérapies brèves qui vous aidera à désactiver l’intensité émotionnelle et à transformer vos peurs en une force durable.

Myriam PAILLER

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