REMBOURSEMENT DES PGE

Les entreprises doivent commencer à rembourser. Selon la Banque de France,

près de 700 000 prêts garantis par l’État (PGE) ont été accordés pour

plus de 140 milliards d’euros depuis le début de la crise sanitaire en

mars 2020, permettant de renflouer leur trésorerie

Plus de report possible, désormais les entreprises doivent commencer à rembourser les prêts garantis par l’État (PGE) contractés pendant la crise sanitaire, et si la plupart parviennent à honorer leurs échéances, la situation est critique pour certaines, contraintes d’appeler leurs banques à la clémence.

 

Selon la Banque de France, sur les près de 700 000 entreprises ayant souscrit un PGE pour plus de 148 milliards d’euros au total, le taux de défaut pourrait atteindre à peine 3 %. « De manière générale, beaucoup d’entreprises ont une

capacité d’adaptation assez forte », confirme Virginie Normand,

directrice des marchés spécialisés Banque Populaire chez BPCE, qui juge

« epsilonesque » le niveau des impayés à ce stade sur les quelque

230 000 PGE accordés par le groupe.

 

« À quelques exceptions près, les entreprises ont commencé comme

prévu à rembourser », confirme-t-on à Bercy, où est piloté le comité de

sortie de crise créé mi-2021.

 

Un dispositif d’échelonnement sur 10 ans

Les entreprises en difficulté peuvent demander à restructurer leur PGE en

passant par la médiation du crédit, via un dispositif spécifique négocié

entre l’État et les banques, qui permet notamment d’allonger la durée de remboursement jusqu’à 10 ans.

Pour l’instant, seuls 300 dossiers ont été traités par la médiation du

crédit, un chiffre « très bas », signe que la situation financière des

entreprises reste positive, selon le médiateur Frédéric Visnovsky.

Beaucoup d’entreprises ignorent toutefois l’existence de ce dispositif

d’échelonnement sur 10 ans, et beaucoup d’autres le boudent parce qu’il

dégrade leur notation et complique leur financement.

« Quand vous êtes en défaut, les assureurs-crédit se désengagent, ce qui fait que

vous devez payer tout de suite vos fournisseurs, et ça ne fait

qu’aggraver la situation », avance aussi François Asselin, président de

la CPME, qui estime que les entreprises auront tendance à « préférer les

procédures collectives qui gèlent les créances » (plan de sauvegarde,

redressement judiciaire, liquidation…)

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