Net rebond des créations d’entreprises artisanales en Nouvelle-Aquitaine

Net rebond des créations d’entreprises artisanales en Nouvelle-Aquitaine

 

La Chambre de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine se félicite de la bonne résistance du tissu économique artisanal dans un contexte qui s’est pourtant fortement dégradé depuis le début de l’année. Comme les entrées en apprentissage, le nombre de créations d’entreprises artisanales est à la hausse

C’est un peu la bonne nouvelle de cette rentrée d’automne à la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) de Nouvelle-Aquitaine, présidée par Gérard Gomez.

Malgré des difficultés croissantes, les artisans de la région ne se résignent pas et continuent à créer des emplois. L’artisanat, qui totalise 184.000 entreprises et 200.000 actifs pour un chiffre d’affaires de 30 milliards d’euros en Nouvelle-Aquitaine, a jusqu’ici encaissé les chocs tout en restant combatif. C’est l’un des points forts qui est ressorti de la conférence de presse donnée par Gérard Gomez ce mardi 4 octobre.

« Cette deuxième conférence de presse se fait dans un contexte différent de la précédente, qui s’était tenue en janvier 2022 alors qu’à l’époque tous les signaux étaient positifs. Depuis, les crises ne cessent de s’enchaîner mais l’artisanat résiste car il sait s’adapter. Les artisans restent agiles et se montrent plutôt confiants dans l’avenir. C’est ce qui ressort de la dernière enquête nationale que nous avons commandé au cabinet Qualitest, qui a enquêté sur le sujet en juillet et août derniers », rembobine en substance le président de la CMA de Nouvelle-Aquitaine.

5.000 créations nettes dans un contexte difficile Gage d’optimisme : l’étude de Qualitest montre que 73 % des artisans prévoient que leur activité devrait se stabiliser ou s’améliorer au cours des six prochains mois malgré la dégradation générale de l’économie. Les artisans se disent d’abord inquiétés par la hausse des carburants (pour 28,5 % d’entre eux), la reprise de l’inflation (18,8 %) et les difficultés d’approvisionnement en matières premières (12,8 %).

« Avec 5.000 entreprises artisanales de plus, nous avons enregistré un nombre élevé de créations et nous nous disons que dans ce grand ensemble, certains créateurs auraient pu reprendre des entreprises à céder », éclaire Gérard Gomez, qui rajoute que si on leur reposait la question aujourd’hui, les artisans mettraient l’énergie comme premier sujet d’inquiétude.

La cession est un sujet important puisque 25 % des chefs d’entreprises artisanales néo-aquitaines sont âgés de 55 ans ou plus et que cette proportion est beaucoup plus importante dans les zones rurales. Un sujet dont la CMA régionale discute avec la Région Nouvelle-Aquitaine.

 

Une hausse de 6 % pour les contrats d’apprentissage . Le solde net de 5.000 nouvelles entreprises artisanales au premier semestre 2022 est le résultat d’un total de 25.000 créations. Avec une petite surprise dans le détail révélé par l’étude de Qualitest.

« 10 % de ces créateurs sont des cadres en reconversion », a ainsi dévoilé Gérard Gomez.

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Ce dernier s’est montré plutôt satisfait des volumes de formations enregistrés en 2021 et 2022, qui montrent que 21,6 % des chefs d’entreprises artisanales sont allés se former pendant cette période. En extrapolant à partir des chiffres nationaux, la CMA de Nouvelle-Aquitaine estime que 40.000 entreprises artisanales néo-aquitaines ont des problèmes de recrutement.

 

« Nos apprentis seront prêts dans deux ans, trois ans peut-être. Notre centre de formation d’apprentis (CFA) en forme 12.800. Lors de cette rentrée nous avons enregistré une hausse de 6 % du nombre de contrats d’apprentissage. Ce qui montre la confiance qu’ont les entreprises puisque les apprentis doivent être formés pendant plusieurs années » détaille le président.

Les apprentis formés par le CFA Chambre de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine représentent 23 % de l’ensemble des élèves en apprentissage dans la région (près de 60.000). Par ailleurs, certains problèmes menacent toujours, comme la crise de l’énergie chez les boulangers. Avec comme grandes solutions actuelles le changement des fours, pour des modèles plus économes, et la limitation des fournées à deux maximum par jour. Au lieu des cuissons faites au fil de l’eau en continu pendant dans la journée pour toujours proposer du pain chaud aux clients.

 

 

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